Ausonia

AUSONIA, UN COLLECTIF MUSICAL & ARTISTIQUE

 

Un nouvel enregistrement autour de Tartini et CPE. Bach, la création d’un spectacle autour du Combattimento di Tancredi et CLorinda de Monteverdi qui mêlera la danse ancienne, l’art ancestral du Nô et une nouvelle œuvre du compositeur belge Claude Ledoux : voici ce que nous prépare Ausonia pour cette saison !!

Pensé comme un espace de liberté invitant chaque musicien à s’exprimer en nourrissant un travail collectif, l’Ensemble Ausonia, basé en Belgique, se distingue par sa réflexion menée sur le rôle de l’interprète d’aujourd’hui face aux musiques des XVIIe et XVIIIe siècles, et par son jeu à la fois imprégné des sources et soulagé des automatismes qui donne une énergie toute particulière à ces musiques. Entre l’inventivité du continuo mené par Frédérick Haas et la conduite éclairée de la violoniste Mira Glodeanu, l’ensemble évolue entre flexibilité et précision.

Sa prédilection pour les musiques française et allemande ne l’empêche pas d’embrasser un vaste champ d’explorations musicales et d’interroger la musique en suivant des chemins parfois atypiques, pour proposer de nouvelles approches aux auditeurs et les extraire d’habitudes d’écoute et de perception. C’est dans cette perspective que l’Ensemble Ausonia propose maintenant un regard croisé entre la tradition ininterrompue et séculaire du théâtre Nô et la récente tradition retrouvée de la musique baroque.

L’Ensemble Ausonia c’est ce noyau de trois musiciens réunissant depuis 2001 Frédérick Haas (clavecin), James Munro (contrebasse) et Mira Glodeanu (violon). Ils sont entourés d’une équipe d’artistes fidèles dont le nombre varie au gré des différents programmes. Leur port d’attache est en Belgique, puisque les trois fondateurs enseignent aujourd’hui au sein du département de musique ancienne du Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles où ils partagent leurs valeurs d’autonomie et de liberté.

Ausonia bénéficie du soutien de la Communauté française de Belgique, de la Région Wallonne et de la commission Musique de l’agence Wallonie Bruxelles International


FRÉDÉRICK HAAS, Directeur artistique

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Formé au Sweelinck Conservatorium d’Amsterdam, au Conservatoire royal de Bruxelles et à la Sorbonne à Paris, passionné par la facture des instruments anciens, imprégné de culture classique française et fasciné par le Japon, le claveciniste Frédérick Haas s’interroge sur le sens à donner aujourd’hui aux musiques des XVIIe et XVIIIe siècles en empruntant des chemins atypiques. Celui des croisements de cultures, des mises en regard, des expériences humaines et artistiques – « autant d’antidotes à certains stéréotypes véhiculés par l’approche dite “historiquement informée” d’aujourd’hui ».

Frédérick Haas est accueilli dans tous les hauts lieux européens – mais aussi au Japon – dédiés à la musique baroque, en soliste comme au sein de l’ensemble Ausonia, dont il est cofondateur. Son approche du clavier – clavecin, orgue qu’il étudie auprès d’André Isoir, mais aussi pianoforte – apporte un éclairage essentiel sur les œuvres abordées, dont témoigne sa discographie en soliste, régulièrement saluée par la presse spécialisée : des Suites de d’Anglebert, une intégrale de l’œuvre pour clavecin de Rameau, les Suites anglaises, les Variations Goldberg, des concertos, Le Clavier bien tempéré de Bach, une large sélection de sonates de Scarlatti (quatre disques, de 2002 à 2016) et quatre albums consacrés à Couperin. En 2007, il enregistre avec Mira Glodeanu les six Sonates pour violon et clavecin obligé de Bach. Avec Ausonia, attaché à faire vivre la musique baroque à travers une pratique exigeante des techniques anciennes d’interprétation et une recherche constante de possibilités d’expression, il enregistre Francœur, Rameau (un opus né après dix années de travail et largement salué), Bach, Biber…

Son détour, depuis quelques années, vers le Japon, par ses collaborations avec le danseur de théâtre Nō Masato Matsuura, lui ouvre de nouveaux horizons. Frédérick Haas s’y sent chez lui, y trouve une vraie énergie créative. « Dans l’écriture japonaise, on perçoit le sens des choses au-delà du signe. C’est très important, et cela nous importe plus aujourd’hui que l’aspiration classique à trouver le mot juste. » Toute une philosophie, qui vient innerver – entre autres – son travail sur les musiques baroques européennes, sa quête de sens et son positionnement en tant qu’interprète et créateur d’aujourd’hui.